Deux tiers des européens pensent qu’utiliser des espèces est peu hygiénique, mais ont du mal  à se défaire de cette mauvaise habitude : seul un sur cinq se lave les mains après en avoir touché

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WATERLOO, Belgique – 6 mai 2014  Une étude (1) publiée aujourd’hui par MasterCard a révélé que seule une personne sur cinq se lave les mains après avoir manipulé des espèces, billets ou pièces, bien qu’ils considèrent cela comme non hygiénique et même sale. Une vaste étude conduite à l’échelle européenne portant sur 9000 personnes de 12 pays différents a mis en évidence à quel point la mauvaise habitude contractée par les Européens consistant à utiliser cet argent liquide, véhicule de saleté, est tenace. Cela en dépit du fait que les espèces figurent en bonne place au palmarès des choses jugées non hygiéniques, devançant les rampes et barres des transports publics et la nourriture que l’on peut trouver dans certains lieux publics, comme les coupelles de cacahuètes dans les bars.

Trois quarts des personnes ayant participé à l’étude ont reconnu qu’elles devraient en effet faire preuve de davantage de précautions dans leur utilisation d’espèces, en raison des microbes qu’elles sont  susceptibles de véhiculer. Cependant, les résultats montrent que nous sommes plus enclins à nous laver les mains après avoir touché un animal (46 %), ou pris les transports publics (36 %) par exemple.

Une première recherche menée par MasterCard et l’université d’Oxford en 2013 (2) avait révélé qu’un billet de banque européen standard pouvait contenir 26 000 bactéries, potentiellement dangereuses pour la santé. Bien que les personnes interrogées lors du récent sondage effectué en 2014 disaient être conscientes des éventuels risques pour la santé liés à la manipulation d’espèces, il n’en existait pas moins un véritable décalage « discours-action » en Europe, avec un grand nombre de personnes considérant l’argent comme un objet sale mais n’agissant pas vraiment en conséquence. C’est en Hongrie et en France que l’on trouve le plus gros décalage « discours-action », qui montre bien la différence entre les convictions, « l’argent est quelque chose qui n’est pas propre  », et la faible mise en pratique, se laver les mains après avoir touché billets ou pièces.

La psychologue Donna Dawson, évoquant notre réticence à abandonner l’utilisation  des espèces, explique que « l’« Argent », sous sa forme tangible, billets de banque et pièces, est la forme la plus évidente du pouvoir économique et du succès personnel. C’est pour cela qu’il est difficile pour les gens d’associer l’argent à des choses négatives. La raison qui explique le décalage souvent important relevé dans l’étude entre ce que l’on dit et ce que l’on fait est le manque de « connexion » : on peut très bien reconnaître que les espèces véhiculent des microbes, mais on ne fait pas le lien, la « connexion » entre maladies et manipulation d’argent.

C’est comme lorsqu’on s’inquiète des microbes qui se trouvent dans l’air que nous respirons, nous ne pouvons les voir, et ne pouvons donc avoir aucun contrôle sur eux.  Pour l’être humain, il est extrêmement motivant de penser qu’il est capable d’avoir un contrôle sur la vie. Cependant, le sens du contrôle est bien souvent illusoire : il existe une multitude de choses que l’on ne peut contrôler, comme ces microbes qu’on ne peut pas voir. 40 % des personnes interrogées admettent ne pas être en mesure de contrôler qui utilisent avant eux cet argent, et c’est pourquoi, nombre d’entre nous évite de penser à des choses sur lesquelles nous n’avons aucun contrôle, 38 % déclarant même ne jamais y penser. Ces découvertes à propos de cet argent pas vraiment propre, nous inquiètera un moment, mais dégringolera rapidement tout au bas de la liste de nos « inquiétudes prioritaires ». Nous sommes un cas typique de « loin des yeux, loin du cœur », ou tout du moins de loin de l’esprit. »

De nouveaux résultats de l’étude MasterCard révèlent que près de quatre européens sur dix (37 %) déclarent être prêts à effectuer au moins un petit changement dans leur quotidien pour une vie plus hygiénique, avec une majorité indiquant qu’ils préféreraient utiliser une carte ou un système de paiement sans contact pour atteindre cet objectif.

Le Dr Jim O’Mahony, Maître de Conférences en Biologie au Cork Institute of Technology, en Irlande, a commenté : « Le lien entre l’argent et l’hygiène est établi depuis longtemps. D’un point de vue historique, des sources rapportent même que certains villageois considéraient que les espèces avaient leur part de responsabilité dans les épidémies de peste en Angleterre, nombre d’entre eux trempant leurs pièces de monnaie dans des récipients remplis de vinaigre (3) afin de les décontaminer. D’un point de vue scientifique, de nombreuses études récentes démontrent avec certitude que les billets et les pièces transportent bactéries et microbes. La plupart des gens sont conscients du fait que manipuler de l’argent liquide comporte des dangers, mais au quotidien ils ne sont pas enclins à mettre en œuvre ces règles de base d’hygiène.

Comme l’ont démontré de précédentes études, les billets de banque européens contiennent en moyenne 26 000 colonies de bactéries. Cette donnée devrait déboucher sur une prise de conscience plus importante du fait que la manipulation d’espèces comporte des risques, au même titre que d’autres activités comme le fait de toucher la poignée de porte des toilettes, manipuler la nourriture commune et tenir la rampe des escalators. Bien qu’il n’existe pas de recommandations internationales relatives aux règles de manipulation de l’argent liquide pendant les périodes d’épidémie de grippe ou de gastroentérite, il serait raisonnable d’adopter un comportement plus hygiénique, particulièrement pendant ces périodes, en passant aux transactions électroniques. »

Chris Kangas, Directeur des Paiements sans contact chez MasterCard Europe, a ajouté : « Ce qui ressort le plus de l’étude de cette année, c’est que malgré le fait qu’ils soient conscients des problèmes hygiéniques des espèces, les Européens ont des difficultés à mettre fin à cette mauvaise habitude et arrêter d’y avoir recours. L’utilisation des moyens de paiement sans contact est non seulement une manière innovante de payer, mais contribue également à éliminer une partie des bactéries et germes dont nous savons qu’ils sont transmis lorsque nous manipulons des pièces et des billets. »

Note aux rédacteurs

Etude menée par Toluna en partenariat avec MasterCard, en mars et avril 2014

9923 Européens de plus de 18 ans ont été interrogés dans toute l’Europe (Royaume-Uni, Allemagne, France, Espagne, Danemark, Pologne, Turquie, Grèce, Hongrie, Roumanie, République Tchèque et Croatie).

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(1) L’étude a été menée par Toluna pour MasterCard, mars-avril 2014

(2) Etude scientifique menée par l’université d’Oxford pour MasterCard, mars 2013

(3) E.M. Gabriel, A. Coffey, J.M. O’Mhony. Investigation into the prevalence, persistence and antibiotic resistance profiles of staphylococci isolated from euro currency. J Appl Microbiol. Août 2013; pp. 115(2):565-71