Comment les populations les plus pauvres du monde font face à une note de 321 $ US pour des haricots avec du riz

 
PARIS – Le 16 octobre 2017 – Le coût d’un plat de nourriture dans les pays les plus pauvres du monde peut atteindre des centaines de dollars américains en équivalent pouvoir d’achat, selon la nouvelle étude du Programme alimentaire mondial (PAM) ou World Food Program (WFP) réalisée avec Mastercard. L’étude révèle que pour un repas basique, les populations des pays en voie de développement doivent payer jusqu’à un jour de leur salaire – et davantage encore en cas de conflit civil ou d’effondrement économique*.

Les écarts avec les pays riches sont frappants. Prenons l’Etat de New York par exemple, la base de référence pour l’étude ”Counting the Beans: the True Cost of Food around the World”. Là-bas, une simple assiette de nourriture tel un ragoût de haricots coûte 1,20 $ à produire. Cela représente 0,6% du revenu quotidien moyen. En revanche, au Soudan du Sud, pays le moins bien classé dans l’étude, une assiette de nourriture coûte 268 fois ce ratio, soit l’équivalent de 321,70 $. Le rapport calcule également le pourcentage du revenu quotidien moyen nécessaire dans chaque pays pour acheter une simple assiette de nourriture.

Les conclusions de l’étude ont renforcé la volonté de Mastercard d’atteindre son objectif, annoncé dans le cadre d’une initiative mondiale, de distribuer plus de 100 millions de repas aux personnes dans le besoin à travers le monde.

Selon l’étude, les pays et territoires ayant les plus mauvais résultats sont:

  1. SOUDAN DU SUD: Une assiette de nourriture, proportionnellement au revenu de New York (NY), coûte 321,70 $.

– 155% du revenu quotidien moyen soudanais sont nécessaires pour acheter un simple plat.

  1. NIGERIA: Une assiette de nourriture, proportionnellement au revenu de NY coûte 200,32 $.

– 121% du revenu quotidien moyen nigérian est nécessaire pour acheter un simple plat.

  1. DEIR EZ-ZOR, SYRIE: Une assiette de nourriture, proportionnellement au revenu de NY, coûte 190,11 $.

– 115% du revenu quotidien moyen syrien est nécessaire pour acheter un simple plat.

  1. MALAWI: Une assiette de nourriture, proportionnellement au revenu de NY, coûte 94,43 $.

– 45% du revenu quotidien moyen au Malawi est nécessaire pour acheter un simple plat

  1. RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO: Une assiette de nourriture, proportionnellement au revenu de NY, coûte 82,10 $.

– 40% du revenu journalier moyen congolais est nécessaire pour acheter un simple plat.

«Nous ne pouvons vivre, apprendre ou grandir sans nourriture. Chez Mastercard, nous exploitons la technologie et les ressources pour améliorer les vies et rompre l’engrenage de la pauvreté », déclare Solveig Honore-Hatton, Directrice du Business Development, Mastercard. «Notre engagement à fournir 100 millions de repas, ainsi que notre partenariat avec le Programme alimentaire mondial, contribueront à nous rapprocher d’un monde à l’abri de la faim.»

Chaque jour, 815 millions de personnes vivent avec la faim. D’autres études du PAM, appuyées par les experts en data de Mastercard, ont établi un lien direct entre les repas nutritifs à l’école, la réussite scolaire et la productivité au travail dans la vie future. Les enfants ayant bénéficié du projet « 10-year school meals » au Sri Lanka ont aujourd’hui un revenu supérieur de 5% en tant que travailleurs actifs. Une analyse des coûts et des bénéfices a également révélé que chaque dollar investi dans les repas scolaires rapporte un rendement de 3 à 10 dollars.

«Les parents font souvent face à des choix angoissants», déclare Anne Cairns, President International, Mastercard. «Doivent-ils inciter les enfants à travailler pour nourrir la famille, ou les envoyer à l’école, faisant mourir de faim la famille? En parrainant les repas scolaires, nous permettons aux enfants de rester à l’école, d’apprendre et de devenir des adultes actifs plus productifs. Ainsi, les familles, les communautés et, finalement, les économies entières prospèrent

«L’étude Counting the Beans nous rappelle brutalement la manière dont les conflits peuvent créer des inégalités cruelles concernant l’accès à la nourriture», souligne David Beasley, Directeur Exécutif, Programme alimentaire mondial. «Le partenariat engagé de Mastercard nous a permis de mieux comprendre ce qui se cache derrière ces enjeux, et nous avons pu présenter des solutions novatrices capables de contrebalancer certaines des pires répercussions liées aux conflits, aux catastrophes et aux problèmes de filières d’approvisionnement alimentaire qui engendrent l’insécurité alimentaire. Counting the Beans illustre à quel point il est urgent que le monde se mobilise pour mettre un terme aux conflits et nous rapprocher de notre objectif d’éradiquer la faim d’ici 2030.»
Mastercard et le PAM veulent mettre en lumière certaines des raisons concrètes pour lesquelles des pays se retrouvent souvent dans un cercle vicieux de la pauvreté, à travers les conflits et l’insécurité, les chaînes d’approvisionnement fragmentées et les récoltes infectées par manque de moyens technologiques. À son tour, le partenariat vise à offrir des programmes novateurs, comme des repas scolaires gratuits et nutritifs, pour aider à lutter contre certains des problèmes les plus complexes de la pauvreté et de la faim et à mettre un terme à ce cycle continu de la pauvreté.


*Méthodologie

Un repas standard a été élaboré – un ragoût fait de haricots ou d’autres légumineuses, associé à un composant d’hydrate de carbone correspondant aux préférences locales. La quantité de chaque ingrédient a été déterminée, et des estimations ont été faites sur le poids total des aliments achetés et le poids final comestible du repas. Le coût des ingrédients pour une portion unique a été calculé dans la monnaie nationale de chaque pays couvert. Un budget quotidien moyen par personne a été estimé dans la monnaie locale, à partir des chiffres du PIB national par habitant. Là où ils n’étaient pas disponibles, d’autres sources de données ont été utilisées. Le ratio repas / revenu a été calculé en indiquant la proportion du budget quotidien consacrée à l’achat d’une portion du repas. Un prix théorique a ensuite été calculé en appliquant rétrospectivement le ratio repas-revenu pour un individu dans un pays en développement au budget quotidien d’un consommateur new-yorkais.

 

À propos de Mastercard :

Mastercard (NYSE: MA), http://www.mastercard.com/, est une société technologique dans l’industrie mondiale des paiements. Nous exploitons le réseau de paiement le plus rapide au monde et tissons des liens entre consommateurs, institutions financières, commerçants, autorités publiques et entreprises dans plus de 210 pays. Les produits et services Mastercard favorisent les activités commerciales au quotidien – telles que le shopping, les voyages, la gestion d’une entreprise et de ses finances – de manière plus simple, plus sûre et plus efficace pour tous.

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À propos du Programme alimentaire mondial:

Le PAM est la plus grande agence humanitaire pour la lutte contre la faim dans le monde. Le PAM distribue de l’aide alimentaire dans les contextes d’urgences et travaille avec les communautés pour améliorer leur nutrition et renforcer leur résilience. Chaque année, le PAM nourrit plus de 80 millions de personnes dans près de 80 pays.

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